Ex-voto 2

 

 Deux de ces peintures datent d'avant la Révolution. L'une est exceptionnelle et d'un grand intérêt pour la ville puisqu'on y voit l'ensemble des conseillers en prière dans l'église St Nicolas. L'autre, de 1777, est un ex-voto de facture plus classique.

Le plus ancien est l'ex-voto dit du voeu de la peste de 1721, une huile sur toile (0,59m x 0,93m ) sans cadre conservée au trésor de la ville de Pertuis.

Ce tableau a été offert en mémoire du voeu d'action de grâce à Notre Dame de Bon Secours pour avoir arrêté les ravages de la contagion.

A l'annonce de l'épidémie de peste à Marseille, un premier voeu à St Roch avait été fait par les consuls. La chapelle St Roch, sur le grand chemin d'Aix fut alors restaurée, mais la contagion gagna la ville et, avec 365 victimes, tua environ un habitant sur dix. C'est relativement peu si l'on compare à Marseille qui vit périr la moitié de sa population (50.000 morts). Nul doute que Pertuis avait été protégé par Notre Dame de Bon Secours.

 
Voeu de la Peste 1721

Les trois consuls sont représentés à genoux au premier rang, chaperon sur l'épaule, accompagnés de tous les membres du conseil, tricorne sous le bras ou bien à la main gauche.

Le curé en surplis dirige la prière au pied de l'autel, un clerc à sa gauche. Un ange tient un cartouche où sont précisées les restaurations du tableau: 1777 et 1821.


Notre Dame de Bon Secours

 L'autel représenté est celui de Notre-Dame de Bon Secours dans son état des années 1700. La statue dorée de la Vierge portant l'enfant, ici habillée de riches vêtements, était encadrée des statues de St Crépin et St Crépinien, qui sont aujourd'hui au sommet du retable. Les statues de St Pancrace, en général romain, et de St Denis, en évêque, sont restées à la même place.

C'est tout l'intérêt de cette peinture de nous montrer l'état initial de la chapelle de la Vierge, avant que la statue n'ait été déplacée et remplacée en 1811 par une vierge en marbre de Carrare, celle-là même qu'on peut admirer aujourd'hui. 
 

Notre-Dame de Bon Secours
Jean-Jacques DIAS
21/01/07